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Société canadienne détenue depuis l'étranger : résidence et impôt

Le départ à l'étranger ne change pas à lui seul la résidence ni le statut de SPCC d'une société canadienne. Confirmez d'abord votre résidence fiscale en vertu de toute convention fiscale, puis vérifiez la résidence et le contrôle de la société. La société retient et verse généralement l'impôt sur les dividendes versés à un propriétaire non-résident et produit un feuillet NR4; l'impôt de la partie XIII correctement retenu est généralement l'impôt canadien final du propriétaire sur le dividende. Les autres paiements sont traités différemment.

Année d'imposition 2026 · Dernière mise à jour · Traduit du guide en anglais

À qui s'adresse cette page

  • Sociétés canadiennes existantes dont un propriétaire est devenu non-résident du Canada aux fins de l'impôt
  • Sociétés canadiennes dont les propriétaires ou les administrateurs gèrent l'entreprise depuis un autre pays
  • Sociétés canadiennes à plusieurs actionnaires dont l'un est parti à l'étranger

Non traité ici

  • Détermination de la résidence fiscale canadienne d'un particulier ou de l'impôt de départ sur ses actions
  • Savoir si un non-résident peut constituer une société ou en être administrateur selon le droit des sociétés
  • Déclarations de revenus, paie et règles de résidence des sociétés dans un pays étranger
  • Les étapes de la dissolution d'une société

Si je pars à l'étranger, ma société canadienne reste-t-elle résidente du Canada?

Une société constituée au Canada après le 26 avril 1965 est généralement réputée résidente du Canada même si son propriétaire part à l'étranger. La résidence personnelle du propriétaire et la résidence de la société sont deux questions distinctes (ARC : résidence d'une société).

La constitution au Canada ne règle pas tous les cas transfrontaliers. Une convention fiscale peut traiter une société comme résidente d'un autre pays, ce qui peut la faire réputer non-résidente du Canada. La prorogation de la société sous le droit d'un autre pays peut aussi modifier le critère de la constitution. Conservez les documents de constitution et de prorogation, les déclarations de revenus et les registres du conseil avant de conclure que la société a émigré (ARC : résidence d'une société).

La question de savoir si *vous* êtes devenu non-résident du Canada aux fins de l'impôt, en particulier lorsqu'un conjoint est resté au Canada, est distincte. Un critère de départage de la résidence prévu par une convention fiscale peut modifier le résultat selon le droit interne; consultez la résidence fiscale au Canada et ARC : non-résidents du Canada. Votre déclaration de départ et tout impôt sur vos actions sont traités dans Quitter le Canada.

Gérer la société depuis l'étranger pourrait-il changer sa résidence?

Oui. L'endroit où les administrateurs prennent réellement les décisions de gestion centrale peut rendre une société résidente selon le droit d'un autre pays, tandis que la constitution au Canada continue de la rendre résidente selon le droit canadien. L'ARC traite le lieu de la gestion et du contrôle réels comme un critère factuel; une adresse postale canadienne ou des procès-verbaux du conseil ne suffisent pas à eux seuls (ARC : résidence d'une société).

Vérifiez la règle de résidence du pays étranger et la convention fiscale applicable avant de transférer les décisions du conseil à l'étranger. Pour la Chine, l'article 4 prévoit que les autorités compétentes s'efforceront de régler par entente mutuelle une double résidence de société. Il n'attribue pas automatiquement la résidence à l'un ou l'autre pays (convention Canada-Chine, article 4). Si une convention fiscale rend la société non-résidente du Canada, les règles canadiennes sur l'émigration peuvent réputer une fin d'année d'imposition et des dispositions de biens de la société; cela exige un calcul distinct avant tout déplacement de la gestion (ARC : résidence d'une société; Loi de l'impôt sur le revenu, article 128.1).

Consignez où se trouvait chaque administrateur, qui a pris les décisions importantes et où elles ont été mises en œuvre. Un déménagement entre le Canada et les États-Unis soulève ses propres questions de convention fiscale et de production; consultez Traverser la frontière avec une entreprise.

Le départ d'un actionnaire à l'étranger met-il automatiquement fin au statut de SPCC?

Non. Une société privée sous contrôle canadien (SPCC) doit demeurer une société privée canadienne admissible et ne doit pas être contrôlée, directement ou indirectement, par des non-résidents ou certains autres propriétaires exclus. Le critère regroupe aussi les actions détenues par des non-résidents et par certains autres propriétaires déterminés comme si une seule personne les détenait (ARC : type de société).

Si un actionnaire devient non-résident du Canada aux fins de l'impôt, ce changement peut influer sur le contrôle sans modifier le registre des actions. Examinez les catégories d'actions avec droit de vote, les droits d'acquérir des actions ou des votes, les conventions entre actionnaires et l'influence réelle sur les décisions. Un non-résident peut contrôler une société par des droits ou une influence de fait, même sans majorité de votes évidente; une propriété économique égale ne répond pas à elle seule au critère du contrôle (ARC : type de société; Loi de l'impôt sur le revenu, article 125).

Si deux conjoints détiennent des actions à parts égales et que l'un s'installe en Chine, qui contrôle la société?

Des participations égales ne permettent pas, à elles seules, de savoir qui contrôle la société. Si chaque conjoint a des droits de vote ordinaires égaux, aucun ne peut élire seul le conseil à partir de ces seuls votes. La réponse peut changer si le conjoint en Chine a une voix prépondérante, une option, un droit de nommer des administrateurs ou une influence de fait qui lui donne le contrôle. Comparez les statuts et la convention entre actionnaires avec ce qui se passe réellement (ARC : type de société; Loi de l'impôt sur le revenu, article 125).

La société peut demeurer une SPCC et devoir tout de même retenir l'impôt sur les dividendes versés au conjoint qui est non-résident du Canada aux fins de l'impôt. À l'inverse, un changement de contrôle peut mettre fin au statut de SPCC même si tous les clients et employés demeurent au Canada. Déterminez séparément la date de résidence de la personne et la date du contrôle de la société.

Que se passe-t-il si la société perd son statut de SPCC?

La déduction fédérale pour petite entreprise ne s'applique qu'à une société qui a été une SPCC pendant toute son année d'imposition. Un changement vers ou depuis le statut de SPCC met généralement fin à l'année d'imposition juste avant le changement et en commence une nouvelle, sauf si la règle distincte de fin d'année pour acquisition de contrôle s'applique (Loi de l'impôt sur le revenu, articles 125 et 249; ARC : guide T2, ligne 066).

L'année d'imposition courte peut exiger sa propre déclaration T2. Une déclaration T2 est due dans les six mois suivant la fin de chaque année d'imposition; le paiement de l'impôt peut être dû plus tôt. Vérifiez la date du changement avant d'utiliser la fin d'année ordinaire ou le taux de la petite entreprise dans une déclaration (ARC : quand produire une déclaration de société). Pour les règles de taux plus générales, consultez Comment les sociétés sont imposées.

Si le changement de statut survient au plus sept jours après la fin d'année normale, la société peut choisir, dans sa déclaration T2 de cette année et au moyen d'une lettre de choix jointe, de prolonger l'année jusqu'à juste avant le changement, si les conditions prévues par la loi sont remplies. Un choix distinct au moyen du formulaire T2002 peut faire réputer qu'une SPCC admissible n'en est pas une à certaines fins fiscales, y compris la déduction pour petite entreprise, dès le début de l'année visée par le choix; ce choix à lui seul ne crée pas d'année courte. Un dirigeant autorisé signe le formulaire T2002 et le produit séparément au plus tard à la date limite de production de la déclaration T2 (Loi de l'impôt sur le revenu, article 249; ARC : guide T2; ARC : formulaire T2002; ARC : folio sur les dividendes imposables).

Dans la déclaration T2, la ligne 066 indique une fin d'année liée à un changement de statut de SPCC, et la ligne 266 pose une question sur un choix au moyen du formulaire T2002. Si un non-résident détenait une action avec droit de vote à un moment de l'année, la ligne 151 exige l'annexe 19, même si le statut de SPCC est demeuré le même (ARC : déclaration T2; ARC : annexe 19).

Une société qui a un établissement au Québec produit aussi une déclaration CO-17 distincte auprès de Revenu Québec dans les six mois suivant la fin de son année d'imposition (Revenu Québec : CO-17; production de la déclaration de revenus des sociétés).

Quel impôt la société retient-elle sur les dividendes d'un propriétaire non-résident?

Une société résidente du Canada retient généralement 25 % d'un dividende versé ou crédité à un propriétaire non-résident, en vertu de la partie XIII. Une convention fiscale peut réduire le taux si le propriétaire est le bénéficiaire effectif, réside dans le pays visé par la convention et remplit les conditions de cet avantage (Loi de l'impôt sur le revenu, article 212; ARC : guide NR4).

La partie XIII s'applique aussi à un dividende en capital versé à un non-résident. Un véritable remboursement du capital versé peut avoir un résultat différent, mais les règles sur les dividendes réputés peuvent s'appliquer; vérifiez le capital-actions avant de traiter une distribution comme du capital (Loi de l'impôt sur le revenu, articles 84, 212 et 212.1).

Le fait de créditer un dividende déclaré au compte du propriétaire peut déclencher la retenue avant que l'argent ne sorte de la société; la date du crédit fait partir le délai de versement (ARC : guide NR4).

Bénéficiaire du dividendeRetenue canadienne à vérifier
Non-résident sans réduction applicable prévue par une conventionTaux prévu par la loi de 25 %
Particulier résident de la Chine qui remplit les conditions de l'article 10Jusqu'à 15 %
Société résidente de la Chine qui est la bénéficiaire effective du nombre requis d'actions avec droit de voteJusqu'à 10 % si elle détient au moins 10 % des actions avec droit de vote

Les taux applicables à la Chine sont des plafonds de l'impôt canadien sur les dividendes, et non de l'impôt total du propriétaire en Chine. La convention Canada-Chine ne s'applique pas à Hong Kong. L'article 10 prévoit des exceptions lorsque les actions se rattachent à un établissement stable ou à une base fixe au Canada. Vérifiez si l'instrument multilatéral modifie l'avantage. Si la société elle-même a un problème de double résidence, établissez sa situation au regard de la convention avant d'appliquer un article sur les dividendes fondé sur la résidence canadienne de la société (convention Canada-Chine, articles 4 et 10; ministère des Finances : conventions fiscales).

Quelles preuves appuient un taux de convention, et quand les feuillets NR4 sont-ils dus?

Avant d'appliquer un taux réduit prévu par une convention, la société doit disposer de preuves récentes de la propriété effective, de la résidence fiscale et du droit à cet avantage. Pour un propriétaire particulier en Chine, obtenez le formulaire NR301 ou des renseignements équivalents; une adresse ne suffit pas comme preuve générale. Si les preuves manquent ou sont douteuses, retenez l'impôt au taux prévu par la loi jusqu'à ce que la demande soit appuyée (ARC : propriété effective et avantages des conventions fiscales; ARC : taux applicable de la partie XIII).

Si trop d'impôt de la partie XIII a été retenu, le propriétaire non-résident peut demander un remboursement au moyen du formulaire NR7-R. L'ARC doit le recevoir dans les deux ans suivant la fin de l'année civile où l'impôt a été versé (ARC : remboursements de la partie XIII).

TâcheQuand ou comment
RetenirAu moment où le dividende est payé ou crédité, au taux étayé par des preuves (ARC : guide NR4)
Verser l'impôt de la partie XIIIL'ARC doit le recevoir au plus tard le 15e jour du mois suivant (ARC : guide NR4)
Produire les feuillets NR4 et le sommaire; remettre les feuillets aux bénéficiairesAu plus tard le dernier jour de mars suivant l'année civile, sous réserve de la règle de l'ARC sur les fins de semaine et les jours fériés (ARC : guide NR4)

Si l'entreprise ou l'activité prend fin pendant l'année, l'ARC doit recevoir les retenues impayées de la partie XIII dans les sept jours suivant la fin, et la société doit produire la déclaration de renseignements NR4 dans les 30 jours (ARC : guide NR4).

Déclarez le dividende d'un non-résident sur un feuillet NR4 lorsque le revenu brut payé ou crédité est d'au moins 50 $, ou lorsqu'un impôt de la partie XIII a été retenu, même sur un montant moindre. La déclaration NR4 peut quand même s'appliquer lorsqu'une convention fiscale élimine la retenue. Si le propriétaire était résident du Canada pendant une partie de l'année, utilisez le feuillet canadien applicable pour les paiements faits pendant qu'il était résident, et le feuillet NR4 seulement pour les paiements faits pendant qu'il était non-résident (ARC : guide NR4).

Une société qui verse l'impôt pour la première fois a besoin d'un compte d'impôt des non-résidents de l'ARC. Pour un dividende ordinaire versé à un particulier, utilisez, pour le NR4, le code de revenu 09, indiquez le pays de résidence fiscale du propriétaire et déclarez le dividende brut et l'impôt retenu en dollars canadiens. Produisez les feuillets et le sommaire NR4 au moyen des formulaires Web de l'ARC ou du transfert de fichiers par Internet, et remettez un feuillet au propriétaire (ARC : guide NR4).

Un propriétaire qui est aussi administrateur peut être personnellement responsable, en vertu de l'article 227.1 de la Loi de l'impôt sur le revenu, des retenues omises de la partie XIII ou de la paie, avec intérêts et pénalités. L'ARC doit d'abord remplir sa condition de recouvrement auprès de la société ou d'insolvabilité; une diligence raisonnable préventive constitue une défense. Les procédures de recouvrement doivent commencer dans les deux ans suivant le moment où la personne cesse d'être administrateur pour la dernière fois. Par ailleurs, l'article 160 peut rendre un propriétaire ayant un lien de dépendance, qui reçoit un bien de la société pour moins que sa valeur, responsable de la dette fiscale de la société pour l'année du transfert ou une année antérieure, jusqu'à concurrence du moindre de cette dette et de l'écart de valeur. L'ARC peut établir une cotisation à ce bénéficiaire en tout temps (Loi de l'impôt sur le revenu, articles 227.1 et 160).

Pour une retenue omise de la partie XIII, l'ARC peut imposer une pénalité de 10 % sur l'impôt non retenu. Un deuxième manquement ou un manquement ultérieur dans la même année civile peut entraîner 20 % s'il est commis sciemment ou par négligence grave (ARC : guide NR4).

La société peut-elle verser un salaire ou des honoraires d'administrateur à un propriétaire non-résident?

Oui, pour un véritable emploi ou de véritables fonctions d'administrateur, mais ces paiements ne sont pas des dividendes. Le lieu où le travail ou les réunions ont lieu détermine la retenue canadienne sur la paie; le pays de résidence peut avoir ses propres règles sur la paie et l'impôt sur le revenu (ARC : employés non-résidents au Canada; ARC : honoraires d'administrateur).

PaiementRègle canadienne à vérifier
Salaire pour des fonctions exercées au CanadaRetenez l'impôt sur le revenu sur la paie; une réduction fondée sur une convention fiscale exige généralement une dispense de l'ARC, et non une simple demande fondée sur la convention (ARC : employés non-résidents au Canada)
Salaire pour des fonctions exercées à l'étrangerVérifiez la convention fiscale, les règles canadiennes applicables au payeur et le lieu où l'employé travaille habituellement; le RPC et l'assurance-emploi dépendent de critères distincts (ARC : non-résidents du Canada; ARC : emploi hors du Canada)
Honoraires d'administrateurDéclarez-les sur un feuillet T4. L'ARC indique qu'un administrateur non-résident qui participe seulement à distance depuis l'étranger et n'exerce aucune fonction au Canada n'est pas imposable ici sur ces honoraires. Répartissez les honoraires selon les fonctions ou les réunions au Canada et retenez l'impôt sur la paie sur cette partie (ARC : honoraires d'administrateur)

Pour un employé résident de la Chine, l'article 15 distingue généralement le travail exercé en Chine du travail exercé au Canada; l'article 16 traite séparément de la rémunération des administrateurs et des cadres supérieurs. Conservez un registre daté du travail et des réunions plutôt que d'appliquer le taux des dividendes à la rémunération (convention Canada-Chine, articles 15 et 16). Pour la décision sur la rémunération du propriétaire elle-même, consultez Salaire ou dividendes.

Pour des fonctions ou des réunions du conseil au Québec, vérifiez aussi la retenue québécoise sur la paie. Revenu Québec exige un relevé 1 pour le salaire ou les honoraires d'administrateur visés, y compris les honoraires versés à un administrateur non-résident; sa date limite ordinaire pour les relevés est le dernier jour de février suivant l'année du paiement (Revenu Québec : honoraires d'administrateur; guide du relevé 1).

La société peut-elle plutôt verser des intérêts ou des honoraires de services?

Elle peut verser des intérêts sur une véritable dette ou des honoraires pour de véritables services, mais chaque paiement conserve sa propre nature fiscale. Un prêt à un actionnaire non-résident peut être réputé un dividende aux fins de la retenue de la partie XIII si la règle sur les prêts aux actionnaires s'applique; consultez Prêts à l'actionnaire avant d'avancer de l'argent. Si de l'impôt a été versé sur un dividende réputé, un remboursement hors d'une série de prêts et de remboursements peut appuyer une demande écrite de remboursement en vertu du paragraphe 227(6.1), dans les deux ans suivant la fin de l'année du remboursement (ARC : prêts et dettes des actionnaires, paragraphes 1.88 à 1.90; Loi de l'impôt sur le revenu, article 227).

Paiement à un propriétaire non-résidentRègle canadienne de retenue
IntérêtsLes intérêts versés à un propriétaire avec lequel la société a un lien de dépendance relèvent généralement de la partie XIII, sauf exemption ou réduction prévue par une convention. L'exemption générale pour les intérêts ordinaires sans lien de dépendance ne règle pas le cas d'un prêt à un actionnaire; les intérêts liés aux bénéfices obéissent à leur propre règle (ARC : taux applicable de la partie XIII)
Services indépendants exécutés au CanadaLe Règlement 105 exige généralement la retenue de 15 % des honoraires bruts, déclarée sur un feuillet T4A-NR. Il s'agit d'un paiement à valoir sur l'impôt éventuel, et non de l'impôt final; une convention fiscale n'élimine pas la retenue sans dispense de l'ARC (ARC : traitement fiscal des fournisseurs de services non-résidents)
Services indépendants exécutés à l'extérieur du CanadaLe Règlement 105 ne s'applique pas à la partie documentée des services étrangers. Des frais de gestion ou d'administration peuvent quand même relever de la partie XIII, sauf exclusion prévue par la loi ou convention fiscale applicable (ARC : retenues obligatoires sur les paiements aux fournisseurs de services non-résidents; Loi de l'impôt sur le revenu, article 212)

Pour des services exécutés au Québec en dehors d'un emploi ordinaire, Revenu Québec exige aussi une retenue provinciale de 9 %, sous réserve de ses exceptions (Revenu Québec : paiements à des non-résidents pour des services au Québec).

Déclarez ces honoraires de services du Québec sur un relevé 1, case O avec le code RR, et produisez le relevé et le sommaire au plus tard le dernier jour de février suivant l'année du paiement (Revenu Québec : guide du relevé 1).

Pour des services canadiens, produisez les feuillets T4A-NR et le sommaire, et remettez les feuillets aux bénéficiaires au plus tard le dernier jour de février suivant l'année du paiement (ARC : traitement fiscal des fournisseurs de services non-résidents).

Séparez les fonctions d'employé des services indépendants. Pour un travail exécuté dans les deux pays, documentez une répartition raisonnable dans le contrat et dans les registres de temps. Les intérêts et honoraires versés à une partie liée peuvent aussi exiger un examen de la déduction de la société et des prix avant le paiement.

Que comparer avant de conserver ou de liquider la société?

Comparez le résultat dans les deux pays avant de déplacer la gestion, de changer le mode de rémunération du propriétaire ou de liquider la société. Les critères de constitution au Canada et de SPCC ne suffisent pas à établir l'impôt des sociétés étranger, l'impôt du propriétaire ni le résultat en matière de sécurité sociale. Commencez par ces documents :

  1. Documents de constitution, registre des actions, droits de vote, options et convention entre actionnaires.
  2. Date de résidence de chaque propriétaire et preuves relatives à la convention fiscale, ainsi que le lieu où les administrateurs ont pris les décisions réelles.
  3. Dividendes, paie, prêts et paiements de services, par date; feuillets NR4, T4 et T4A-NR existants.
  4. La résidence de la société, l'établissement stable, l'impôt du propriétaire et le traitement de la paie dans le pays étranger pour chaque paiement envisagé.
  5. Les actifs, les dettes et les bénéfices non répartis de la société si une liquidation ou une émigration de la société est envisagée.

Un déménagement en Chine relève de la convention fiscale Canada-Chine; un autre pays relève de sa propre convention, le cas échéant. Si la résidence de la société, le contrôle de la SPCC ou les retenues passées sont incertains, obtenez un examen de l'impôt des sociétés avant de modifier les paiements. Si vous choisissez la liquidation, consultez Fermer une société.

Exemple

Montants illustratifs en dollars canadiens. Deux conjoints détiennent à parts égales (50/50) une société de l'Ontario, avec une action ordinaire avec droit de vote chacun. L'un des conjoints devient non-résident du Canada aux fins de l'impôt et résident de la Chine. La société déclare un dividende de 100 000 $ CA, réparti à raison de 50 000 $ CA pour chaque conjoint.

Les actions seules n'établissent pas que le conjoint en Chine contrôle la société ni que le statut de SPCC a pris fin. Le lieu où se trouvent les administrateurs et les décisions réelles déterminent séparément si une double résidence de la société doit être examinée. En supposant que la société demeure résidente du Canada et qu'elle dispose de preuves que le conjoint résident de la Chine est le bénéficiaire effectif et remplit les conditions de l'article 10, elle retient 15 % du dividende de 50 000 $ CA de ce conjoint, soit 7 500 $ CA. Elle lui verse 42 500 $ CA, verse 7 500 $ CA au plus tard le 15e jour du mois suivant et déclare le montant brut de 50 000 $ CA et l'impôt sur un feuillet NR4. Le dividende de 50 000 $ CA du conjoint résident n'est pas déclaré sur ce feuillet NR4. Si l'admissibilité à la convention fiscale n'est pas étayée avant le paiement, le taux de 25 % prévu par la loi donne 12 500 $ CA retenus sur la part du conjoint non-résident.

Votre situation est différente?

  • Votre conjoint est resté au Canada ou vous ne savez pas à quel moment votre résidence personnelle a changé : commencez par la résidence fiscale au Canada.
  • Vous avez besoin de la déclaration de départ ou de l'impôt sur vos actions : consultez Quitter le Canada.
  • Vous déménagez entre le Canada et les États-Unis : comparez les deux côtés dans Traverser la frontière avec une entreprise.
  • Vous n'avez pas encore constitué de société ou vous avez besoin des règles du droit des sociétés sur les administrateurs : consultez Constituer une société comme nouvel arrivant ou non-résident.
  • Vous avez un possible changement de contrôle de la SPCC, une double résidence de la société ou des retenues omises : apportez les documents sur les actions, les registres du conseil, l'historique des paiements et les preuves relatives à la convention fiscale pour un examen de l'impôt des sociétés.
  • Vous prévoyez dissoudre la société : suivez Fermer une société pour les dernières déclarations et la fermeture des comptes.

Chiffres de cette page

ChiffreValeurSource
Retenue légale de la partie XIII sur les dividendes versés à des non-résidents
Avant toute réduction prévue par une convention ; s'applique aux dividendes versés ou crédités par une société résidente du Canada
25 %Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 212(2)
Vérifié
Taux de dividende de la convention Canada-Chine pour un particulier bénéficiaire effectif
Article 10(2)b), sous réserve de l'admissibilité à la convention et de ses exceptions
15 %Convention fiscale Canada-Chine, article 10(2)b)
Vérifié
Taux de dividende de la convention Canada-Chine pour une société admissible
Article 10(2)a), pour une société qui est le bénéficiaire effectif et remplit la condition des actions avec droit de vote
10 %Convention fiscale Canada-Chine, article 10(2)a)
Vérifié
Seuil d'actions avec droit de vote de la convention Canada-Chine pour le taux de dividende des sociétés
La société qui est le bénéficiaire effectif doit détenir au moins cette part des actions avec droit de vote du payeur selon l'article 10(2)a)
10 %Convention fiscale Canada-Chine, article 10(2)a)
Vérifié
Seuil annuel de revenu brut à déclarer sur le NR4
Déclarez le revenu brut payé ou crédité durant l'année s'il atteint ce montant ou le dépasse; déclarez les montants moindres lorsque l'impôt de la partie XIII a été retenu
50 $ARC : guide NR4
Vérifié
Pénalité pour défaut de retenir l'impôt requis de la partie XIII
De l'impôt de la partie XIII non retenu; l'ARC peut aussi établir une cotisation pour l'impôt impayé et les intérêts
10 %ARC : Retenue, versement et déclaration NR4
Vérifié
Pénalité pour défaut répété, commis sciemment ou par négligence grave, de retenir l'impôt de la partie XIII
Deuxième défaut établi ou défaut subséquent durant la même année civile, commis sciemment ou par négligence grave
20 %ARC : Retenue, versement et déclaration NR4
Vérifié
Retenue du Règlement 105 sur les honoraires de services versés à des non-résidents
Paiement brut pour des services rendus au Canada par un non-résident, sous réserve d'une dispense ou d'une réduction de l'ARC et des exceptions prévues par la loi
15 %Règlement de l'impôt sur le revenu, paragraphe 105(1)
Vérifié
Retenue du Québec sur les paiements aux non-résidents pour des services au Québec
Paiement pour des services exécutés au Québec par une personne non résidente du Canada, hors emploi régulier et continu; des exceptions et réductions du Québec peuvent s'appliquer
9 %Revenu Québec : paiements versés à des personnes non résidentes du Canada qui vous rendent des services au Québec
Vérifié

Sources officielles

À propos de ce guide

Traduit du guide en anglais · Lire l'original en anglais Il explique les règles générales pour l'année d'imposition indiquée. Il ne s'agit pas d'un conseil adapté à votre situation.

Modifications à l'original anglais

  • : Première publication.

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