À qui s'adresse cette page
- Nouveaux arrivants qui constituent une société avec un permis de travail ou en attendant la résidence permanente
- Fondateurs qui vivent à l'extérieur du Canada et veulent une société canadienne
- Propriétaires qui hésitent entre la constitution fédérale, ontarienne ou britanno-colombienne
Non traité ici
- Si votre statut d'immigration vous permet de travailler au Canada
- Les règles provinciales de constitution détaillées hors de l'Ontario et de la Colombie-Britannique
- Les comptes de programme de l'ARC et les corrections après la constitution
- Les calculs détaillés de l'impôt des sociétés et de l'impôt transfrontalier
Faut-il la résidence permanente ou la citoyenneté pour détenir ou constituer une société?
Non. La loi fédérale sur la constitution en société permet à un particulier ou à une société admissible de se constituer sans exiger la citoyenneté ni la résidence permanente. Un fondateur peut détenir des actions sans être administrateur; la règle sur les administrateurs est distincte.
La constitution en société n'autorise pas non plus le fondateur à travailler au Canada. Un permis de travail ouvert peut comporter des restrictions, et un permis propre à un employeur lie le travail aux conditions qui y sont inscrites. Vérifiez votre permis avant de travailler pour la société au Canada; demandez un avis en immigration si ses conditions ne sont pas claires.
Puis-je être l'unique administrateur avec un permis de travail ou en vivant à l'étranger?
Votre permis de travail ou votre adresse à l'étranger ne vous empêche pas, à lui seul, d'être administrateur. Pour savoir si vous pouvez être l'unique administrateur, tout dépend de la loi de constitution que vous choisissez. Corporations Canada indique qu'un même particulier peut être l'unique actionnaire, administrateur et dirigeant, mais la règle fédérale de résidence doit tout de même être respectée.
| Loi de constitution | Administrateur unique sans citoyenneté ni résidence permanente? | Adresse à prévoir |
|---|---|---|
| Fédérale | Non. Un administrateur unique doit être un résident canadien; un permis de travail seul ne suffit pas (LCSA, article 2 et article 105) | Siège social dans la province indiquée dans les statuts (LCSA, article 19) |
| Ontario | Oui, si la personne remplit les conditions habituelles pour être administrateur; l'Ontario a abrogé sa règle de résidence des administrateurs | Siège social en Ontario |
| Colombie-Britannique | Oui, si la personne remplit les conditions habituelles pour être administrateur; le registre de la Colombie-Britannique précise que la résidence des administrateurs n'est pas exigée | Siège social et bureau des registres en Colombie-Britannique (loi de la Colombie-Britannique, article 34) |
Un administrateur et un actionnaire n'ont pas le même rôle. Pour respecter la règle fédérale, vous pouvez nommer un administrateur résident qualifié sans lui donner d'actions. Cette personne devient toutefois un véritable administrateur, avec des obligations et une responsabilité possible, et non un simple nom sur un formulaire (Corporations Canada). Cette nomination ne change pas qui contrôle les actions : un actionnaire unique non résident qui conserve le contrôle empêche le statut de SPCC.
Tout administrateur, y compris un non-résident ou un administrateur résident ajouté, peut devoir personnellement les retenues sur la paie ou les retenues d'impôt des non-résidents que la société n'a pas versées, en vertu de l'article 227.1 de la Loi de l'impôt sur le revenu, ou la taxe nette de TPS/TVH impayée en vertu de l'article 323 de la Loi sur la taxe d'accise, avec les intérêts et pénalités connexes. Ces deux lois prévoient un moyen de défense fondé sur la diligence raisonnable ainsi que des conditions de responsabilité. Les procédures de recouvrement de l'impôt sur le revenu doivent commencer dans les deux ans suivant le moment où la personne a cessé d'être administrateur; la cotisation de TPS/TVH est soumise au même délai de deux ans.
Un propriétaire ayant un lien de dépendance qui reçoit des biens de la société pour moins que leur juste valeur marchande peut, séparément, devoir les dettes d'impôt sur le revenu ou de TPS/TVH de la société pour la période du transfert ou une période antérieure, généralement jusqu'au plus petit montant entre l'écart de valeur et la dette en cause. L'ARC peut établir cette cotisation pour transfert en tout temps en vertu de l'article 160 de la Loi de l'impôt sur le revenu et de l'article 325 de la Loi sur la taxe d'accise.
Qui est un administrateur résident canadien pour une société fédérale?
La loi fédérale utilise sa propre définition, étroite. Une personne qui vit au Canada avec un permis de travail n'est pas admissible du simple fait qu'elle y vit ou y paie de l'impôt. L'article 2 de la Loi canadienne sur les sociétés par actions vise un citoyen canadien qui réside habituellement au Canada et un résident permanent qui réside habituellement au Canada, sauf un résident permanent qui y réside habituellement depuis plus d'un an après être devenu admissible à demander la citoyenneté. Elle vise aussi une catégorie réglementaire de citoyens à l'étranger.
Selon l'article 105, au moins 25 % des administrateurs d'une société fédérale doivent habituellement être des résidents canadiens. S'il y a moins de quatre administrateurs, au moins un doit remplir cette condition. Certaines entreprises assujetties aux règles fédérales de propriété ou de contrôle canadiens ont généralement besoin d'une majorité, mais si le conseil compte un ou deux administrateurs, au moins un doit être admissible. Un administrateur unique qui n'a qu'un permis de travail ne peut pas satisfaire à la règle fédérale habituelle, même si sa demande de résidence permanente est en cours.
Puis-je être l'unique administrateur en Ontario ou en Colombie-Britannique?
Oui. Les lois générales de l'Ontario et de la Colombie-Britannique sur les sociétés par actions n'exigent pas d'administrateur résident canadien. La loi modificatrice de l'Ontario a abrogé son paragraphe sur la résidence des administrateurs; le registre de la Colombie-Britannique précise expressément que sa loi a éliminé les exigences de résidence des administrateurs.
L'exigence d'adresse demeure. Une société de la Colombie-Britannique doit avoir un siège social et un bureau des registres dans cette province; le registre précise que l'adresse de livraison doit être un lieu physique où l'on peut consulter les registres, et non une case postale (loi de la Colombie-Britannique; instructions du registre). Une société ontarienne doit avoir un siège social en Ontario. L'adresse personnelle d'un administrateur à l'étranger ne remplace pas le bureau local exigé de la société. Vérifiez les permis propres à votre secteur et les restrictions de propriété avant de déposer la demande.
Aucun des deux fondateurs ne remplit les conditions fédérales. Où constituer la société?
Si les deux fondateurs veulent être les seuls administrateurs et qu'aucun ne répond à la définition fédérale, la constitution en Ontario ou en Colombie-Britannique peut régler la question des administrateurs selon les règles de ces provinces. Choisissez la province où vous pouvez tenir le bureau exigé et effectuer les inscriptions de l'entreprise; une constitution provinciale ne permet pas d'ignorer une autre province où vous exercez des activités.
Autre option : la constitution fédérale exige au moins un administrateur résident canadien qualifié tant que le conseil compte moins de quatre membres (LCSA, article 105). L'ajout de cet administrateur modifie la gouvernance : décidez qui prendra réellement les décisions avant d'en nommer un. Pour le choix de structure en général, consultez Entreprise individuelle ou société.
Puis-je constituer la société avant de déménager au Canada?
Oui, si les exigences de la loi choisie sur les administrateurs et le bureau peuvent être respectées dès le départ. Avant le dépôt, prévoyez une adresse qui reçoit les documents juridiques et désignez les véritables premiers administrateurs. Une société fédérale doit avoir un siège social dans la province indiquée dans ses statuts, et le dépôt de constitution demande l'adresse de chaque administrateur et son statut de résident canadien (LCSA, article 19; étapes de dépôt de Corporations Canada). La Colombie-Britannique exige que le siège social et le bureau des registres soient dans la province (loi de la Colombie-Britannique).
La constitution en société et l'autorisation d'exercer des activités sont deux étapes distinctes. Une société fédérale s'inscrit dans chaque province ou territoire où elle exerce ses activités; les exigences varient selon l'endroit. Si vous constituez la société avant votre arrivée et que vous la dirigez de l'étranger, notez où les décisions de gestion sont réellement prises, car la résidence fiscale de la société peut devenir une question transfrontalière (ARC).
La société peut-elle obtenir un numéro d'entreprise de l'ARC sans mon NAS et ouvrir un compte bancaire?
La constitution fédérale, ontarienne ou britanno-colombienne donne normalement à la société un numéro d'entreprise de l'ARC et un compte d'impôt sur le revenu des sociétés. Vérifiez d'abord l'avis de constitution; aucun numéro d'assurance sociale (NAS) personnel n'est nécessaire pour recevoir ce numéro. Si aucun numéro n'a été attribué et que la personne qui fait l'inscription n'a pas de NAS, le formulaire d'inscription des non-résidents de l'ARC prévoit ce cas. Une même entité juridique ne peut pas demander un deuxième numéro d'entreprise (NE).
Un numéro d'entreprise ne garantit pas l'ouverture d'un compte bancaire. Une institution financière canadienne doit déterminer la résidence fiscale de la société et peut poser des questions sur son contrôle aux fins de la déclaration des comptes (ARC); chaque institution applique son propre processus d'ouverture. Préparez les documents de constitution, le numéro d'entreprise s'il a été attribué, une pièce d'identité de chaque administrateur, les détails sur la propriété et les renseignements sur la résidence fiscale. Pour savoir quels comptes de l'ARC ajouter ensuite, consultez Après la constitution en société.
La société obtient-elle le taux des petites entreprises pendant que j'attends la résidence permanente ou que je vis à l'étranger?
La résidence permanente n'est pas le critère fiscal. La déduction fédérale pour petites entreprises exige une société privée sous contrôle canadien (SPCC) tout au long de son année d'imposition et un revenu d'entreprise exploitée activement et admissible gagné au Canada, dans la limite du plafond des affaires (Loi de l'impôt sur le revenu, article 125). Le critère de SPCC de l'ARC demande notamment si des non-résidents contrôlent la société, directement ou indirectement.
Une société qui remplit par ailleurs les conditions peut choisir de ne pas être traitée comme une SPCC aux fins de cette déduction. Son dirigeant autorisé doit signer le formulaire T2002 et le produire au plus tard à la date limite de production de la déclaration T2 : six mois après la fin de l'année d'imposition. Le choix s'applique à partir de cette année d'imposition jusqu'à sa révocation. La société utilise le même formulaire et la même date limite pour le révoquer et retrouve alors son traitement de SPCC pour cette déduction à l'année d'imposition suivante; un nouveau choix ou une nouvelle révocation par la suite exige le consentement écrit de l'ARC (Loi de l'impôt sur le revenu, article 89).
| Propriétaire et contrôle pendant l'année d'imposition | Déduction fédérale pour petites entreprises |
|---|---|
| Le propriétaire unique est résident du Canada aux fins de l'impôt et titulaire d'un permis de travail toute l'année | Possible sans résidence permanente, si toutes les autres conditions de SPCC et de revenu sont remplies |
| Le propriétaire unique vit à l'étranger et est non-résident aux fins de l'impôt canadien toute l'année | Généralement non disponible : le contrôle par un non-résident empêche le statut de SPCC |
| La résidence du propriétaire unique change et la société acquiert ou perd le statut de SPCC | Un changement de statut met généralement fin à une année d'imposition de la société et en commence une autre; évaluez chaque année séparément |
Pour le revenu admissible, le taux fédéral net des petites entreprises est de 9 %, avec un plafond des affaires fédéral de 500 000 $ avant les réductions applicables et le partage. L'impôt provincial s'y ajoute, et l'admissibilité comporte d'autres limites. Pour le calcul complet du taux, consultez Comment les sociétés sont imposées.
Que vérifier avant de déposer la demande de constitution?
Vérifiez les personnes, les actions et l'endroit où la société est réellement dirigée avant de choisir une loi de constitution ou de réclamer un taux. Le statut d'immigration, la résidence des administrateurs, la résidence fiscale personnelle et la résidence fiscale de la société répondent à des questions différentes.
- Votre résidence fiscale personnelle : notez le moment où vous avez établi ou rompu vos liens (domicile, famille et autres liens importants) avec le Canada. La règle de départage d'une convention fiscale peut vous traiter comme non-résident malgré vos liens canadiens et modifier qui contrôle une SPCC; un permis de travail ou une carte de résident permanent ne répond pas à lui seul au critère de résidence de l'ARC.
- Le contrôle : réunissez les catégories d'actions proposées, les droits de vote, la résidence fiscale des propriétaires et toute entente pouvant modifier le contrôle. Le critère de SPCC vise aussi le contrôle indirect et combiné par des non-résidents, pas seulement le nom inscrit sur le certificat d'actions.
- La gestion : notez qui prendra les décisions stratégiques et où il le fera. Une société constituée au Canada est généralement réputée résidente du Canada; une gestion exercée à l'étranger peut créer une double résidence, et une convention fiscale applicable peut réputer la société non résidente du Canada (ARC).
- Les détails de la constitution : ayez en main l'adresse et le statut de chaque administrateur, le siège social local, les provinces où l'entreprise exercera ses activités et la première année d'activité. Le registre choisi et le secteur d'activité peuvent imposer des exigences supplémentaires.
Exemple
Montants en dollars canadiens, à titre indicatif seulement. Un fondateur vit en Ontario, y est résident aux fins de l'impôt, détient un permis de travail ouvert, attend sa résidence permanente et possède toutes les actions avec droit de vote d'une nouvelle société ontarienne de commerce de détail. Il en est l'unique administrateur. L'abrogation de la règle ontarienne sur la résidence des administrateurs permet ce conseil, alors que la règle fédérale sur l'administrateur unique ne le permettrait pas.
Supposons que la première année d'imposition de la société dure 365 jours et qu'elle a un revenu imposable de 100 000 $ CA, tout provenant d'une entreprise exploitée activement et admissible au Canada. Le fondateur demeure résident du Canada aux fins de l'impôt et seul à exercer le contrôle pendant toute cette année. Si le plafond des affaires complet est disponible et qu'aucun autre rajustement ni crédit ne s'applique, le taux fédéral de 9 % donne 9 000 $ CA d'impôt fédéral des sociétés. L'impôt provincial s'y ajoute. Si le fondateur devient plus tard un non-résident qui contrôle la société et que la société perd son statut de SPCC, une année d'imposition se termine généralement juste avant le changement. Évaluez chaque année ainsi créée séparément.
Votre situation est différente?
- Vous déménagez à l'étranger après la constitution ou vous payez un propriétaire non résident : consultez Propriétaires non résidents d'une société canadienne.
- Votre résidence fiscale personnelle est incertaine : consultez Résidence fiscale au Canada.
- Vous avez besoin de comptes de l'ARC ou avez relevé une incohérence d'inscription : consultez Après la constitution en société.
- Vous vous demandez s'il faut vraiment constituer une société : consultez Entreprise individuelle ou société.
- Aucun des deux fondateurs ne répond aux conditions pour le conseil visé, le contrôle change en cours d'année ou la gestion s'étend sur plusieurs pays : réunissez vos permis, votre historique de résidence, les modalités d'actions proposées, les renseignements sur les administrateurs et l'adresse du bureau pour obtenir de l'aide à la création d'entreprise.
Chiffres de cette page
| Chiffre | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Proportion minimale ordinaire des administrateurs d'une société fédérale qui doivent être des résidents canadiens Avec moins de quatre administrateurs, au moins un doit être un résident canadien. Certaines entreprises assujetties à des restrictions exigent généralement une majorité, mais lorsqu'il y a un ou deux administrateurs, au moins un doit satisfaire à l'exigence | 25 % | Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 105 Vérifié |
| Date limite de production de la déclaration de revenus des sociétés T2 La date limite de production s'applique aussi aux choix et aux révocations du formulaire T2002 | six mois après la fin de l'année d'imposition | ARC : Guide T2 de la déclaration de revenus des sociétés, avant de commencer Vérifié |
| Taux d'impôt fédéral net des sociétés du Canada avec la déduction accordée aux petites entreprises Pour les SPCC qui demandent la déduction accordée aux petites entreprises sur le revenu d'entreprise exploitée activement jusqu'au plafond des affaires; non indexé | 9 % | ARC : Taux d'imposition des sociétés Vérifié |
| Plafond des affaires fédéral pour la déduction accordée aux petites entreprises Maximum pour une SPCC non associée à une autre société; partagé entre les sociétés associées et réduit lorsque le capital imposable dépasse 10 millions de dollars ou que le revenu passif dépasse 50 000 $; calculé proportionnellement pour les années d'imposition de moins de 51 semaines; non indexé | 500 000 $ | ARC : Guide T2 de déclaration de revenus des sociétés 2025, chapitre 4 Vérifié |
Sources officielles
- Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 5
- Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 2
- Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 105
- Loi canadienne sur les sociétés par actions, article 19
- Corporations Canada : Administrateurs et dirigeants
- Corporations Canada : Comment constituer une entreprise en société
- Corporations Canada : Inscrire une société fédérale dans une province ou un territoire
- Ontario : Loi visant à mieux servir la population et à faciliter les affaires, annexe 1
- Registre des sociétés de la Colombie-Britannique : demande de constitution
- Loi sur les sociétés par actions de la Colombie-Britannique
- ARC : Comment s'inscrire pour obtenir un numéro d'entreprise
- ARC : S'inscrire comme non-résident qui exploite une entreprise au Canada
- ARC : Type de société
- ARC : Choix de ne pas être une SPCC
- ARC : Formulaire T2002
- ARC : Guide T2 de la déclaration de revenus des sociétés, avant de commencer
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 125
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 89
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 227.1
- Loi sur la taxe d'accise, article 323
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 160
- Loi sur la taxe d'accise, article 325
- ARC : Taux d'imposition des sociétés
- ARC : Déterminer votre statut de résidence
- ARC : Résidence d'une société
- ARC : Renseignements pour les entités qui détiennent des comptes dans des institutions financières canadiennes
- IRCC : Permis de travail ouverts
- IRCC : Permis de travail propres à un employeur
À propos de ce guide
Traduit du guide en anglais · Lire l'original en anglais Il explique les règles générales pour l'année d'imposition indiquée. Il ne s'agit pas d'un conseil adapté à votre situation.
Modifications à l'original anglais
- : Première publication.