Canada · Particuliers · Travailleur autonome

Frais de scolarité, pertes et droits REER en quittant le Canada

Vous les conservez : les montants pour frais de scolarité inutilisés, les pertes en capital et d'entreprise et les droits de cotisation à un REER survivent au départ du Canada, mais l'Agence du revenu du Canada (ARC) ne garde les frais de scolarité en vie que si vous produisez une déclaration chaque année. Ils peuvent réduire l'impôt de la déclaration de départ, y compris sur le gain de la vente réputée. Ensuite, ils servent seulement contre un revenu d'emploi, d'entreprise ou un gain de biens canadiens déclaré dans une déclaration, et non contre un loyer visé par l'article 216 ni un revenu assujetti à une retenue.

Di Lu, CPA
Di Lu, CPACPA aux États-Unis et au Canada

Une question sur votre situation?

Gratuit · 15 minutes · Appel téléphonique

Anglais et chinois

Réserver un appelChoisissez un moment qui vous convient

Année d'imposition 2026 · Dernière mise à jour  · Traduit du guide en anglais

À qui s'adresse cette page

  • Personnes qui quittent le Canada avec des montants inutilisés pour frais de scolarité, d'études ou de manuels
  • Émigrants qui ont des pertes en capital nettes ou des pertes d'entreprise d'années antérieures
  • Anciens résidents qui se demandent ce qu'il advient de leurs droits de déduction REER inutilisés

Non traité ici

  • Calculer chaque crédit dans la déclaration de départ pour une partie de l'année
  • Pertes sur des biens dont la valeur a baissé après votre départ
  • Cotiser à un REER ou à un CELI après votre départ
  • Les règles provinciales de report des frais de scolarité, en détail

Les frais de scolarité, les pertes et les droits REER inutilisés disparaissent-ils quand vous quittez le Canada?

Non. Devenir non-résident n'annule pas, en soi, les montants pour frais de scolarité inutilisés, les pertes en capital nettes, les pertes autres qu'en capital ni les droits de déduction REER. Ce qui les limite, c'est le revenu : chaque solde réduit seulement l'impôt sur un revenu que le Canada impose dans une déclaration. Un revenu réglé uniquement par une retenue, comme les dividendes canadiens versés à un non-résident, ne profite d'aucun de ces soldes. Il en va de même de la déclaration que le non-résident produit en vertu de l'article 216 sur un loyer canadien : elle n'autorise aucune déduction de perte ni aucun crédit personnel (paragraphe 216(1); voir propriétaires non-résidents).

SoldeConservé après le départ?Où il peut encore servir
Montants inutilisés pour frais de scolarité, d'études et de manuelsOui (article 118.61)Impôt fédéral de la déclaration de départ; impôt fédéral d'une déclaration de non-résident ultérieure, selon le texte de la loi (l'ARC s'attend à une déclaration chaque année entre-temps)
Pertes en capital nettesOui, sans date d'expiration (ligne 25300 de l'ARC)Gains en capital imposables, y compris le gain de l'impôt de départ; ensuite, gains sur des biens canadiens imposables non exemptés par une convention fiscale
Pertes autres qu'en capital (pertes d'entreprise)Oui, pendant 20 années d'imposition (article 111)Revenu imposable de la déclaration de départ; ensuite, revenu imposable gagné au Canada
Droits de déduction REEROui (article 146)La déclaration de départ; ensuite, un revenu d'emploi ou d'entreprise canadien dans une déclaration ultérieure

Un cas n'est pas simple lorsqu'un gain important d'impôt de départ rencontre d'anciennes pertes, lorsqu'une entreprise ferme dans l'année de votre départ ou lorsque vous prévoyez un revenu d'emploi, d'entreprise ou de pension canadien après votre départ. Chaque choix change l'année qui absorbe chaque solde.

Impôt de départ : quand vous quittez le Canada, le Canada vous traite comme si vous vendiez la plupart de vos placements à leur valeur marchande ce jour-là; tout gain est donc imposé dans votre dernière déclaration de résident.

Réunissez votre dernier avis de cotisation, votre dernière annexe 11 (frais de scolarité), l'historique de report de vos pertes d'après vos déclarations antérieures et la liste de tout ce que couvre la disposition réputée au départ.

Les frais de scolarité reportés peuvent-ils réduire l'impôt de la déclaration de départ?

Habituellement, en pratique. Selon l'ARC, vous devez demander le report la première année où vous avez de l'impôt à payer, et l'impôt de départ ajoute un gain en capital imposable à la déclaration de départ; si cette déclaration montre de l'impôt fédéral à payer, le report y est donc utilisé. Une réserve : l'article 118.91, qui limite les crédits pour une partie de l'année, nomme le crédit pour frais de scolarité de l'année courante, mais pas le montant reporté; confirmez donc la demande avant de compter dessus contre un gain de départ important.

Trois limites s'appliquent. Selon le paragraphe 118.61(2), la demande ne peut pas dépasser l'impôt fédéral qui reste après le montant personnel de base et certains autres crédits; elle ramène donc l'impôt fédéral à zéro au plus. Un montant déjà reporté ne peut plus être transféré à un parent, à un grand-parent ou à un conjoint. Les provinces appliquent leurs propres règles sur les frais de scolarité dans l'annexe provinciale (S11), et le Québec dans sa propre déclaration; le résultat provincial peut donc différer.

Le reste des crédits de l'année du départ (les crédits calculés au prorata des jours) relève de la déclaration de résident pour une partie de l'année.

Puis-je utiliser des frais de scolarité inutilisés comme non-résident une année ultérieure?

Possiblement, si vous produisez une déclaration canadienne qui comporte de l'impôt à payer. L'article 118.94 réduit la plupart des crédits personnels pour une année sans résidence au Canada, sauf si la totalité ou presque de votre revenu est imposée au Canada. Sa liste ne comprend ni le crédit pour frais de scolarité (article 118.5) ni le report des frais de scolarité (article 118.61).

Une condition pratique : selon l'ARC, vous devez produire une déclaration chaque année où vous reportez des frais de scolarité; si vous en manquez une entre-temps, elle considère le montant comme n'étant plus disponible. L'article 118.61 lui-même n'impose aucune condition de production; il s'agit donc de la position de l'ARC, non de la loi. Si vous pourriez vouloir le crédit plus tard, continuez à produire vos déclarations.

Le guide de l'ARC pour les non-résidents va dans le même sens : un non-résident dont le revenu canadien représente moins de 90 % de son revenu net mondial peut quand même demander la ligne 32300, celle des frais de scolarité. Ce guide ne traite pas directement des montants reportés; confirmez donc la position de l'ARC pour votre situation avant de vous y fier.

En pratique, le crédit compte seulement lorsqu'une déclaration ultérieure montre de l'impôt canadien, par exemple sur un emploi exercé au Canada. Dans une déclaration en vertu de l'article 217 pour un revenu de pension ou de REER, le paragraphe 217(4) désactive le report, sauf si la totalité ou presque de votre revenu de l'année est déclarée dans cette déclaration, sous forme de prestations canadiennes ou d'un autre revenu imposé au Canada; l'ARC applique cette règle comme 90 % du revenu net mondial. Pour savoir si vous devez produire une déclaration après votre départ, consultez produire une déclaration chaque année après le départ.

D'anciennes pertes en capital peuvent-elles compenser le gain de l'impôt de départ?

Oui. Les pertes en capital nettes d'années antérieures peuvent être déduites du gain en capital imposable de la vente réputée dans la déclaration de départ. Selon l'ARC, il faut appliquer d'abord les pertes les plus anciennes, et la déduction est limitée aux gains en capital imposables de l'année. Une perte d'une année dont le taux d'inclusion était différent est d'abord rajustée au taux courant (paragraphe 111(1.1)).

L'année du départ est souvent la dernière bonne occasion de les utiliser. Après votre départ, les gains en capital imposables d'un non-résident ne comptent que s'ils proviennent de biens canadiens imposables qu'aucune convention fiscale n'exempte, comme un immeuble canadien (alinéa 115(1)b)). Une perte restante peut quand même être reportée, mais seuls ces gains peuvent l'absorber.

Une perte sur la vente réputée elle-même peut-elle être reportée rétrospectivement?

Oui. Si la vente réputée d'un bien dont la valeur est inférieure au coût crée plus de pertes en capital que de gains dans l'année du départ, le résultat est une perte en capital nette pour cette année. L'alinéa 111(1)b) permet de la reporter rétrospectivement sur les trois années d'imposition précédentes, contre des gains en capital imposables, au moyen du formulaire T1A, produit au plus tard à la date d'échéance de la déclaration de départ (paragraphe 152(6)).

Les immeubles canadiens et certains autres biens sont exclus de la vente réputée (alinéa 128.1(4)b)). L'alinéa 128.1(4)d) vous permet de choisir, au moyen du formulaire T2061A joint à votre déclaration de l'année du départ, de traiter aussi comme vendus un immeuble canadien ou les biens d'une entreprise que vous exploitez par l'entremise d'un établissement stable au Canada; toutefois, une perte résultant de ce choix peut seulement annuler des gains d'impôt de départ et ne peut pas ramener votre revenu sous ce qu'il serait sans départ. Les biens qui perdent de la valeur après votre départ sont traités dans actions dont la valeur a baissé après votre départ du Canada.

Qu'advient-il d'une perte d'entreprise inutilisée après mon départ?

Une perte autre qu'en capital reste utilisable pendant 20 années d'imposition après l'année où elle est survenue, et peut être reportée rétrospectivement sur 3 années d'imposition. Comme non-résident, vous pouvez la déduire seulement d'un revenu imposable gagné au Canada, comme un emploi exercé au Canada ou une entreprise exploitée au Canada (alinéa 115(1)d)).

Le compte à rebours continue pendant votre absence; une perte que vous ne pouvez pas utiliser à temps expire donc. Une perte d'une année de non-résidence, ou de la partie de non-résidence de l'année du départ, ne compte que les éléments canadiens (paragraphe 111(9)). Les étapes générales de report rétrospectif et prospectif figurent dans pertes d'entreprise, et la liquidation d'une entreprise est traitée dans fermer une entreprise individuelle en quittant le Canada.

Quels autres crédits sont réduits l'année de mon départ et après?

L'année de votre départ, la plupart des crédits personnels sont calculés au prorata des jours de résidence; durant les années de non-résidence suivantes, la plupart ne s'appliquent que si au moins 90 % de votre revenu net mondial est imposé au Canada (5013-G). Les crédits touchés dans chaque cas figurent dans la déclaration de résident pour une partie de l'année.

Qu'advient-il de mes droits REER si je quitte le Canada?

Les droits de déduction REER inutilisés restent à votre dossier; le plafond de déduction reporte les droits que vous n'avez pas utilisés (paragraphe 146(1)). Les droits seuls ne déduisent rien. Dans la déclaration de départ, une cotisation que vous faites dans le délai habituel et dans les limites de votre plafond réduit un revenu qui comprend le gain de l'impôt de départ (paragraphe 146(5)). Ensuite, les droits n'aident que contre un revenu d'emploi ou d'entreprise canadien dans une déclaration ultérieure.

Les nouveaux droits cessent pour la plupart, parce qu'un non-résident ne gagne des droits que sur un revenu imposé au Canada; le détail figure dans cotiser à un REER ou à un CELI après avoir quitté le Canada. L'ARC indique votre plafond dans l'état du plafond de déduction REER de votre dernier avis de cotisation. Pour savoir comment un autre pays traite le régime, consultez les REER et les CELI après avoir quitté le Canada.

Que dois-je consigner avant mon départ?

Conservez une copie de chaque solde tel que l'ARC l'a établi en dernier. Après votre départ, obtenir d'anciens documents depuis l'étranger est plus lent, et vous aurez besoin de ces chiffres pour toute déclaration canadienne ultérieure.

  1. Votre dernier avis de cotisation, avec l'état du plafond de déduction REER.
  2. Vos dernières annexes 11 fédérale et provinciale, qui montrent les montants inutilisés pour frais de scolarité, d'études et de manuels.
  3. Le solde de vos pertes en capital nettes et l'année de chaque perte, généralement indiqués dans votre dernier avis de cotisation ou de nouvelle cotisation.
  4. Vos pertes autres qu'en capital par année, pour savoir quand chacune expire.
  5. Le coût et la valeur à la date du départ de chaque bien visé par la vente réputée.
  6. La preuve de la date de votre départ, qui divise l'année du départ.

Exemple

Ces exemples sont donnés à titre d'illustration; les montants sont en dollars canadiens.

Une ancienne étudiante avec des frais de scolarité inutilisés

Une diplômée part pour Séoul en août avec 18 000 $ CA de frais de scolarité inutilisés. Sa déclaration de départ indique un revenu d'emploi jusqu'en août et un gain en capital imposable de 12 000 $ CA provenant de la vente réputée d'un compte de fonds négociés en bourse. Selon la règle de l'ARC de la première année, les frais de scolarité reportés réduisent son impôt fédéral dans cette déclaration, y compris l'impôt sur le gain réputé, jusqu'à ce que l'impôt fédéral atteigne zéro ou que le montant soit épuisé. Tout montant restant demeure à son dossier.

Un investisseur avec d'anciennes pertes en capital

Un investisseur a 20 000 $ CA de pertes en capital nettes d'années de résidence antérieures, toutes d'années dont le taux d'inclusion était le même que celui de l'année du départ. À son départ, la vente réputée de ses actions donne un gain en capital imposable de 25 000 $ CA. Il déduit la totalité des 20 000 $ CA, en commençant par les pertes les plus anciennes; il reste donc 5 000 $ CA de gain imposable dans la déclaration de départ. Les deux chiffres représentent la partie imposable du gain ou de la perte, telle qu'elle figure dans une déclaration de revenus, et non la variation complète du prix.

Une pigiste avec une perte d'entreprise

  • Année 1 : une pigiste ferme son entreprise avec une perte autre qu'en capital de 15 000 $ CA et quitte le Canada en décembre.
  • Année 2 : comme non-résidente, elle revient au Canada pour un emploi de trois mois et gagne 30 000 $ CA pour du travail fait ici. Aucune convention fiscale n'exempte cette rémunération; elle est donc imposée au Canada. Elle produit une déclaration de non-résident et y déduit la perte de 15 000 $ CA.
  • Année 3 : elle ne gagne rien qui soit imposé au Canada et ne produit aucune déclaration. Sa perte est épuisée et elle n'a pas de frais de scolarité à reporter; ne pas produire de déclaration ne lui fait donc rien perdre.

Votre situation est différente?

Chiffres de cette page

ChiffreValeurSource
Période de report prospectif des pertes autres qu'en capital
Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 111(1)a)
20 années d'impositionLois de Justice Canada : Loi de l'impôt sur le revenu, article 111
Vérifié
Part du revenu net mondial imposée au Canada dont un non-résident a besoin pour demander tous les crédits d'impôt fédéraux non remboursables
Année complète de non-résidence, sans choix en vertu de l'article 217; sous cette part, seules les lignes 30800, 31000, 31200, 31217, 31600, 31900, 32300, 34900 et 34990 peuvent être demandées. Interprétation administrative de l'ARC de « la totalité ou presque » à l'article 118.94
90 %
Année d'imposition 2025
ARC : guide 5013-G, crédits d'impôt fédéraux non remboursables
Vérifié
Période de report rétrospectif d'une perte en capital nette
Une perte en capital nette peut être appliquée aux gains en capital imposables de ces années (demande sur le formulaire T1A) ou reportée indéfiniment
Les trois années d'imposition précédentesARC : pertes en capital
Vérifié
Période de report rétrospectif des pertes autres qu'en capital
Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 111(1)a)
3 années d'impositionLois de Justice Canada : Loi de l'impôt sur le revenu, article 111
Vérifié

Sources officielles

À propos de ce guide

Traduit du guide en anglais · Lire l'original en anglais

Il explique les règles générales pour l'année d'imposition indiquée. Il ne s'agit pas d'un conseil adapté à votre situation.

Modifications à l'original anglais

  • : Première publication.
Di Lu, CPA
Di Lu, CPACPA aux États-Unis et au Canada

Prêt à discuter de la prochaine étape?

Gratuit · 15 minutes · Appel téléphonique

Anglais et chinois

Un premier appel pour discuter de vos besoins et de notre aide possible.

Réserver un appelChoisissez un moment qui vous convient

Réserver une consultation

Gratuit · 15 minutes

Les consultations sont actuellement offertes en anglais et en chinois. Les courriels de confirmation et le portail client peuvent être en anglais.

En réservant, vous acceptez notre politique de confidentialité. Si une annonce vous a amené ici, nous indiquons à cette plateforme publicitaire si vous réservez, et pouvons aussi lui indiquer si vous passez du temps sur une page, touchez notre numéro de téléphone ou choisissez un créneau. Nous ne communiquons jamais votre nom, votre courriel ni votre numéro de téléphone. Politique de confidentialité

Le calendrier ne se charge pas? Réserver une consultation